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Johan Papaconstantino

La Dune - 19h45 - 20h30

Cela pourrait être un lever du jour sur les rives du Bos- phore ou un coucher de soleil posé dans les calanques à la pointe de Marseille. Une balade plus intense dans le port du Pirée.
Ou tout simplement les états d’âme, de cœur et de fête, d’un jeune homme autodidacte peignant dans son atelier de Saint-Ouen, 93, parisien, exilé marseillais. À vrai dire, c’est un peu de tout ça que l’on vit, que l’on ressent quand on écoute la nouvelle, jeune, brillante, sexy musique de Johan Papaconstantino. Johan est souple. Il connaît son corps qui s'exprime posément. On entend cette légèreté organique et c'est sur elle que nous allons nous transporter, planer, nous abandonner. La musique de Johan Papaconstantino fait ralentir le monde grâce à sa poésie saccadée, nonchalamment portée par son flow (parfois) soigneusement autotuné. Johan nous invite dans son voyage sensuel, alors, avec délectation, on grimpe sur son micro, son pinceau - on ne sait plus trop - et langoureusement, on se laisse aller. Musique consciente. On reste en éveil dans ces contes tissés d'horizons sans frontière, kaléidoscopiques. Kalos pour beau, eidos pour image et skopein pour regarder. En témoigne « Lundi » son nouveau morceau, hymne instantané, présent sur l'EP « Contre Jour » (réunissant toutes ses précédentes chansons), dont le clip dépeint avec un regard bienveillant mais lucide une scène typique d’un mariage Grec. Belle-image-à-regarder.