#CMA2020
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Sally

Après avoir exploré un terrain très acoustique, Sally a compris, face aux multiples propositions de producteurs notamment en travaillant avec Makeameal qu’elle souhaitait proposer une musique encore singulière dans l’hexagone. Un R’n’B coloré de trap ou de soul, synthétique ou organique, selon les humeurs, permettant à sa voix de jouer sur de multiples intonations. « J’aime me surpasser, dit-elle, je ne veux pas faire de musique d’autoroute ». Amateurs d’easy listening, passez votre chemin ! Même si Sally n’oublie pas pour autant la force des mélodies. Ce sont elles qui nourrissent ses textes francophones, très personnels, où elle raconte « la vie, la dépression, les déceptions amoureuses... la vie!». Du point de vue des textes, elle s’inspire d’artistes comme Lomepal, « pour qui la folie n’est pas un tabou », mais aussi de Kali Uchis, M.I.A, Rosalia ou Kid Cudi. Le détournement des codes, oui, mais il faut toujours, et avant tout, de la sincérité.

C’est ce qu’on entend sur son premier EP Pyaar (amour en hindi) qui s’ouvre sur
« JFLA », hymne d’indépendance féminin qui assume sa peur de l’engagement :
« je me suis cachée dans l’océan de douleur que je me suis créé », regrette-elle.S’ensuit « Plus le temps », aux tonalités plus hip hop. « Puisqu’il faut », lui, narre les séquelles d’un échec amoureux, « état d’ivresse sur la route de la tristesse », tandis que « Corps à Corps » explore le désir et que « Vrille », en parfaite conclusion, explique à quel point il est difficile de se détacher d’une personne toxique. D’après Sally, qui sait de quoi elle parle malgré son jeune âge, la femme doit s’imposer en amour comme au quotidien. Ainsi, elle ne compte pas dissimuler sa bipolarité, et même en faire une force alors que la société réalise enfin que les névroses n’ont rien d’honteux ni de rares. Ce n’est pas un hasard si Fight Club est le film préféré de Sally !

Sally a été retenue comme l'une des artistes coups de coeur de notre partenaire Général Pop.